Quelle beauté que cette couverture colorée et soyeuse ! On peut dire que ça donne envie… Je sais que c’est futile, mais je reste sensible à l’objet-livre : la couverture, la qualité du papier …

Reçu dans la sélection du prix Elle, un roman en demi-teinte : une bonne idée de départ mais mal exploitée, à mon avis.

Istanbul. Leila, une jeune prostituée, est assassinée et balancée aux ordures. Mais son esprit continue de fonctionner, pendant exactement 10 minutes et 38 secondes, soit le temps de se remémorer des souvenirs et de raconter ce qui l’a amenée à terminer si brutalement sa courte existence.

Premier roman que je lis de cette auteure (et première incursion dans la littérature turque tout court), j’en ressors mitigée. La première partie du roman, où Leila se remémore certains souvenirs depuis sa plus tendre enfance jusqu’aux événements qui l’ont conduite à la prostitution, m’a bien accrochée. Mais, au fil du roman, j’ai vu mon intérêt faiblir : la deuxième partie se concentre sur les amis de Leila, qui cherchent à savoir qui l’a assassinée et, bizarrement, j’ai perdu tout intérêt. Trop de dispersions ? Je ne m’explique pas vraiment pourquoi la sauce n’a pas pris, malgré un bon début.

Un roman qui se veut un portrait de femme cherchant, à tout prix, à vivre sa vie, éprise de liberté, dans la société turque, mais qui manque de style dans l’écriture, qui s’éparpille un peu trop dans sa seconde partie, et qui n’exploite pas assez l’idée originale de départ … En effet, ces « 10 minutes et 38 secondes » ne sont finalement qu’un prétexte à découper chaque souvenir en chapitres, mais sans pousser plus loin l’idée du cerveau qui, juste après la mort, continue de fonctionner … Dommage !

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