Août 282018

dav

Ce livre ! J’en ai tellement entendu parler sur la blogo, sur Instagram, … Et toujours des avis élogieux. Le mien est un peu plus nuancé.

L’histoire, d’abord. A une époque indéterminée (mais que l’on devine pas si loin de nous), aux USA. La civilisation s’est effondrée, il n’y a plus d’électricité, plus d’essence, plus de magasins. Les gens fuient, abandonnent leurs maisons, tandis que des épidémies de maladies se propagent. Pour Nell et Eva, deux soeurs adolescentes, la vie paisible dans la forêt tourne au tragique quand elles perdent, l’un après l’autre, leurs parents. Livrées à elle-même, elles tentent de survivre sans oublier leurs passions : les livres pour Nell et la danse pour Eva.

Dès le début, j’étais ferrée. L’histoire m’a fascinée, Nell et Eva m’ont passionnée, et j’ai adoré l’écriture. Je voulais en savoir plus sur les causes de ce cataclysme qui avait terrassé le monde, mais l’auteur reste floue et c’est au lecteur d’imaginer ce qu’il s’est passé. Une catastrophe écologique, sans doute … Forcées de survivre avec presque rien, les deux soeurs vont devoir s’adapter et faire preuve d’ingéniosité, avec parfois deux bouts de ficelle.

Quand je pense à la façon dont nous vivions, à la désinvolture avec laquelle nous usions les choses, je suis à la fois atterrée et pleine de nostalgie.

Les deux soeurs sont de sacrés personnages : Nell, la narratrice, rêve d’amour et d’entrer à Harvard, tandis qu’Eva ne vit littéralement que pour la danse. J’ai lu quelques avis négatifs sur cette dernière et c’est vrai qu’Eva est froide, distante et peut paraître égoïste, enfermée dans sa passion. Mais cela rend la relation entre elles plus intéressante je trouve, que ce ne soit pas toujours l’amour fou et la folle entente.

Même se disputer est un luxe qu’on ne peut pas se permettre quand sa vie entière a été réduite à une seule personne.

J’ai donc adoré la plus grande partie du livre quand, brusquement, vers la fin, je me suis lassée. Lassée du récit de “survie”, du manque d’action, de la lenteur du récit. Je voulais des réponses, je voulais que Nell et Eva rencontrent plus de monde, je voulais une autre fin, plus percutante. Pour moi, elle n’est pas à la hauteur de mes attentes.

En résumé, “Dans la forêt” est une sorte de dystopie, intéressante, avec de bons personnages, mais qui aurait gagné à être plus dans “l’action”. Mon enthousiasme du début s’est confronté à la monotonie du livre …

Je ne pensais pas écrire une critique finalement si “négative”, mais j’ai vraiment été déçue en terminant le livre. Je pressentais le coup de coeur mais ça n’a pas été le cas. Et pourtant, ce roman vaut largement le détour ! Ecrit en 1996, il n’a été traduit en français qu’en 2017, mais reste très actuel dans ses thèmes et préoccupations.

Une mini déception donc … mais surtout par rapport aux attentes créées par la profusion d’avis dithyrambiques…

Un dernier détail : la couverture de l’édition poche est superbe 😉

“Dans la forêt”, Jean Hegland, Gallmeister (Totem), 2017

 


Reader Comments

  1. Ah! Les attentes démesurées…

    J’ai été aussi mitigée que toi!!! Le personnage d’Eva m’a horripilée. Mais pour l’ambiance générale et l’écriture, c’était plutôt bien. Mais c’était le temps que ça finisse!

  2. Avis complètement opposé 😉 j’ai adoré cette ambiance et le fait que l’action soit relayée au second plan voire troisième ne m’a ni déçue ni énervée. Je comprends ta déception, tu ne dois pas être la seule à avoir eu ce sentiment.

Write a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *