Mai 092016
Je le disais sur la page Facebook du blog, les articles à venir sont un giga coup de coeur, une déception et une photo de ma PAL (le teasing de malade !).
Pour bien commencer la semaine, après ce long week-end ensoleillé, voici  donc le giga coup de coeur !
J’étais passée complètement à côté de ce roman, au titre mystérieux, à la couverture à la fois sobre et solaire, puis j’ai lu pas mal d’articles de blogs en faisant l’éloge (il sort en poche début juin).
Nous sommes à New-York, années 80,début de l’épidémie de Sida. June, l’héroïne, a 14 ans et entretient une relation privilégiée avec son oncle Finn. Ce dernier, peintre renommé, termine un tableau de June et de sa soeur aînée Greta, peinture mystérieuse et fascinante. Finn est atteint du Sida et meurt au début du roman. June va devoir faire son deuil, alors même que cette maladie, encore méconnue, fait peur à son entourage, et que Toby, l'”ami particulier” de Finn, cherche à la rencontrer.
Chronique adolescente, histoire de deuil, des relations familiales, et roman d’apprentissage, ce livre est un peu tout à la fois. June et Toby vont devenir amis, cacher leur relation à cause de la peur, peur du Sida, peur du qu’en dira-t-on. Greta, la soeur de June, est fascinante, elle marche sans cesse sur le fil, au bord de l’abîme, et à chaque page on craint de la voir tomber.
June est merveilleuse. Ado hors du temps, elle déambule dans la forêt en faisant semblant d’être au Moyen-Age, porte des bottes médiévales, et était quand même un petit peu amoureuse de son oncle. Les parents, comptables, sont absents et à côté de la plaque, à cause de “la saison des impôts”, et du boulot qu’ils ont jusqu’au dessus de la tête. Finn est une ombre, absente, mais qui plane au-dessus de toute l’histoire, fascinante. Toby, enfin,  est terriblement touchant.

 

Il y a un je ne-sais-quoi de magique dans ce roman, ça fait longtemps que je ne m’étais plus sentie si happée par une histoire, si passionnée, si touchée par des personnages.
J’ai regretté, terriblement, de voir venir la fin, parce que je quittais June, et Toby, et Greta.
J’aurais voulu que le bouquin fasse mille pages.
Cette lecture fut un énorme coup de coeur et inattendu. Je l’avais emprunté à la bibliothèque, mais je vais foncer l’acheter en poche, début juin, quand il sortira.
Lisez-le, c’est une pépite, un grand grand grand (premier) roman !
En bonus, je vous mets la couv’ du poche à venir, et celle en anglais, sublime, juste pour le plaisir des yeux !

 

 

“Dites aux loups que je suis chez moi”, Carol Rifka Brunt, Buchet et Chastel, 2015


Reader Comments

  1. Eh bien, merci d'en parler parce que je suis passée à côté de ce titre également! Titre peu évocateur d'ailleurs, par rapport au résumé que tu en fais, et le lien m'intrigue. Les mots avec lesquels tu en parles donnent très très envie!

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