Fév 042019
Du nouveau dans ma pile à lire * 2

En ce lundi, je poursuis ma nouvelle rubrique “Craquages en librairie”, mais rebaptisée “Du nouveau dans ma PAL”, pour vous montrer ce que j’ai acheté/reçu/emprunté, bref ce qui constitue ma pile du moment.

Je commence avec ces deux livres reçus en service presse, (merci à Actes Sud et Slatkine & Cie !). “Orange amère” d’Ann Patchett est une nouveauté, repérée grâce au billet de Cuné . A la lecture de sa chronique, c’était plié, il me le fallait !

Pour échapper, le temps d’un dimanche d’été, à sa femme enceinte et à ses trois enfants, Albert s’incruste au baptême de Franny, la fille d’un flic qu’il connaît vaguement. Tandis que les invités se laissent gagner par l’ivresse, il succombe à la beauté renversante de Beverly, la mère du bébé baptisé ce jour de 1964. Le baiser qu’ils échangent est le premier des éboulements que subiront leurs familles, à jamais liées. Albert et Beverly se marient et quittent la Californie pour la Virginie. Chaque été, ils se retrouvent avec leurs six enfants sur les bras ― un petit clan plus ou moins livré à lui-même, prêt à tout pour tromper l’ennui. Mais un drame fait voler en éclats cette fratrie recomposée.

Des années plus tard, alors qu’elle travaille comme serveuse dans le bar d’un hôtel de luxe, Franny a un soir l’honneur inattendu de servir quelques whiskys à un auteur culte qu’elle révère. Devenue sa compagne, elle lui livre des confidences sur son histoire, dont il s’empare pour faire son grand retour sur la scène littéraire. L’immense succès du roman fait resurgir la tragédie familiale et vient à nouveau chambouler les relations entre les membres de cette tribu éparpillée, soudée par le souvenir, le mensonge, la culpabilité. Et un inaltérable attachement. 

Commencé ce week-end, j’accroche déjà bien avec cette nouvelle lecture !

“Scott est mort”, d’Anne Von Canal est un envoi surprise (merci Marion !) :

Hanna est glaciologue, en expédition sur la base antarctique d’Amundsen-Scott. Elle étudie les mouvements passés du climat.

L’équipe de chercheurs est tendue, on annonce une tempête, un Whiteout, un Blanc dehors, ce moment redoutable où ciel et sol se confondent dans une unique blancheur et où toute activité humaine se paralyse.

Hanna reçoit alors un mail de son frère, une seule ligne qui lui apprend la mort de sa meilleure amie d’enfance, Fido, qui a disparu vingt ans plus tôt, sans aucune explication.

Deux achats ensuite : “Le matin est un tigre” de Constance Joly, premier roman qu’on voit pas mal sur la blogosphère, trouvé d’occasion …

Depuis quelques mois, la vie d’Alma se hérisse de piquants. Sa fille souffre d’un mal étrange et s’étiole de jour en jour. Tous les traitements échouent, et les médecins parlent de tumeur. Mais Alma n’y croit pas. Elle a l’intuition qu’un chardon pousse à l’intérieur de la poitrine de son enfant. On a beau lui dire, son mari le premier, que la vie n’est pas un roman de Boris Vian, Alma n’en démord pas. 
À quelques heures d’une opération périlleuse, son intuition persiste. Il ne faut pas intervenir. C’est autre chose qui peut sauver sa fille. Elle, peut-être ?
Dans une langue merveilleusement poétique et imagée, Constance Joly met en scène l’histoire de ce que l’on transmet, malgré nous, à nos enfants. Le matin est un tigre parce que, certains jours, la vie est un combat et qu’il faut bien arriver à s’en débrouiller.

Et un roman repéré chez Charlotte Parlotte, “A l’irlandaise”, avec sa sublime couverture.

« Ma tendre chérie ». C’est ainsi que Billy Sweeney s’adresse à sa fille violée dans une station-service et depuis lors plongée dans le coma. Dans une longue lettre passionnée et mélancolique, il lui raconte son histoire et comment il a cherché à se venger de son agresseur. Billy se souvient de l’insupportable culot qui émanait de Donal Quinn le premier jour du procès. Il se souvient que c’est à ce moment-là qu’il a décidé de tuer le jeune homme. Quand, le deuxième jour du procès, il apprend que Quinn s’est enfui, Billy se transforme en chasseur. Nuit après nuit, il traque le voyou évadé dans les bas-fonds de Dublin. Bientôt, le père meurtri et sa proie se retrouvent face à face dans une volière désaffectée. S’ensuit une confrontation entre deux hommes qui n’ont plus rien à perdre et rivalisent de cruauté.

On termina avec un polar emprunté à la bibli, et deux romans trouvés dans la boîte à livres …

“Ses yeux bleus”, de Lisa Hagensen :

Raili Rydell, une bibliothécaire célibataire de 40 ans, va passer l’été dans son chalet au bord d’un petit lac au milieu de la forêt dans le comté de Lövaren. Mais les vacances dans ce petit havre de paix ne vont pas se passer comme prévu. Un chien se volatilise sans laisser la moindre trace, un enfant disparaît sans que personne ne semble s’en préoccuper et un homme est soudain retrouvé noyé. Raili va bientôt réaliser que rien n’est comme il paraît. Dans la forêt obscure se cachent des choses qui n’ont rien de naturel et les habitants du coin ne sont peut-être pas ce qu’ils prétendent être.

“Je te retrouverai”, de John Irving, bouquin adoré de mon amie Céline :

Seuls depuis la fuite de William, un organiste qui collectionne les conquêtes féminines et les tatouages, Alice et son fils partent pour l’Amérique. L’enfant grandit entre filles à matelots, chastes institutrices et imprésarios douteux. A vingt ans, Jack Burns brille au firmament de Hollywood et collectionne les femmes. Pour autant, rien ne remplace jamais le regard d’un père…

Et enfin, “Hortense et Queenie”, de Andrea Levy :

1948, l’Angleterre est encore secouée par la guerre. Au 21 Nevern Street vit Queenie Bligh, une belle femme de tempérament, élevée à la dure dans les Midlands. Son mari, Bernard, n’est pas rentré des Indes, où il servait dans la Royal AirForce. Pour survivre, Queenie est contrainte de prendre des locataires, dont un couple de jamaïquains, Gilbert et Hortense. Gilbert Joseph vient lui aussi de faire la guerre sous le drapeau de l’Empire et l’uniforme bleu de la RAF. Déterminé à rester à Londres, il subit bon gré mal gré le racisme ordinaire. Son esprit gouailleur l’aide à surmonter les humiliations. Sa jeune femme, Hortense, a toujours rêvé de vivre en Angleterre. Elle rejoint Gilbert dans la petite chambre que leur loue Queenie. Les désillusions ne vont pas manquer. Hortense, toujours soucieuse de son élégance, est choquée par la misère ambiante. La mère patrie ne correspond pas à ce qu’elle imaginait à l’ombre des manguiers. Andrea Levy tisse avec une grande finesse d’observation un roman à quatre voix, teinté d’humour et d’émotion, pétri d’exotisme et d’humanité sur la rencontre et le métissage des cultures. Un grand roman, couronné de nombreux prix, unanimement célébré par la critique et le public.

Voilà pour ma pile à lire du moment …

Connaissez-vous certains de ces titres ?


Reader Comments

  1. Je compte acheter “Orange amère” . Et pendant que j’y suis, je vais un peu fouiner parmi tes nouvelles acquisitions pour voir si j’y trouve mon bonheur.

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