Sep 042018

 

Angleterre, 1969. Marnie, 16 ans, est un petit génie des maths. Dans son école privée, elle excelle et se destine à de hautes études dans cette branche, soutenue par Miss Crewe, sa prof. Jusqu’à un soir de beuverie où, avec son amie Rachel, elles se font renvoyer de l’école. Un drame en découlera, qui fera voler en éclat la vie de Rachel, et entraînera Marnie dans l’alcool. Désormais, Marnie ne pense plus qu’à revoir Freddie Friday, un jeune homme qui travaille à l’usine, danseur prodige, pour qui elle a eu le coup de foudre. Avec l’aide de Miss Crewe, ancienne danseuse, elle va tout faire pour que Freddie réalise son rêve de danse.

Quel régal de lecture que ce livre ! Acheté sur un coup de tête, j’ai retrouvé avec hâte les personnages tous les soirs. Les chapitres alternent les points de vue de Marnie et de Miss Crewe et nous entraînent à la fois dans une chronique d’adolescente et de femme déçue par la vie, pleine de regrets, pour qui le contact avec ces jeunes va redonner l’espoir et la passion de la danse.

Quand je m’arrêtai de danser, les gens applaudirent, et c’est ainsi que tout commença. Dès cet instant, le feu brûla en moi. Pas à cause des applaudissements, de l’amour, de l’attention dont j’avais été l’objet, même si j’avais conscience du pouvoir que tout cela me donnait. C’était la possibilité d’une évasion. Une porte ouverte.

L’écriture est vive et j’ai été accrochée dès les premiers chapitres. Il faut dire que je raffole des “campus novels” et celui-ci en a des petits airs, via la description de l’école de filles, et du professeur Miss Crewe. Avec un petit côté british en plus, qui a fini de me ravir. Les personnages sont très touchants et l’histoire passionnante.

Freddie me lança un regard et je lui souris en hochant la tête, avec le sentiment d’être ridicule – une mère qui attend que son fils commence à jouer, à l’occasion d’un concert de l’école. Je vous en prie, pensai-je. Je vous en prie, dans notre intérêt à tous, faites qu’il soit bon. Marnie ne le quittait pas des yeux ; elle n’aurait pas mieux exprimé ce qu’elle éprouvait si elle avait brandi un drapeau avec un gros cœur peint sur les deux faces. Ah, mon Dieu, Marnie, ne fais pas ça. Garde ton drapeau bien roulé et aussi serré que possible. Il ferma les yeux et je sentis la musique le parcourir jusqu’au bout des orteils et illuminer ses joues blafardes. Je vis l’allumette enflammer ses veines, s’emparer de lui et il commença à danser.

Une très jolie lecture, haute en couleurs, à conseiller à tous ceux qui aiment la musique, la danse, et les romans d’apprentissages positifs et foisonnants !

“Freddie Friday”, Eva Rice, Love notes for Freddie, Le livre de poche, 434 p, 2017


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