Déc 052016

Le roman de ce lundi est un petit bijou, découvert complètement par hasard, et que j’ai savouré de la première à la dernière page !

Attirée par le titre, je l’ai emporté avec un coup d’oeil au résumé, certaine que ce petit roman était pour moi …. et je ne me suis pas trompée !

La quatrième :

« Elle a lu la quatrième de couverture, a frissonné d’étonnement. Ce récit ressemblait à s’y méprendre à un épisode de son existence. Elle a déposé l’ouvrage sur le comptoir et est allée ouvrir la porte de la librairie. À neuf heures, les clients sont encore rares et, dans la lumière du matin qui glissait sur la vitre, elle a commencé à lire ce texte inattendu. »

Les événements de notre vie, même les plus obscurs, sont posés dans la main des anges. Quand les hasards se rencontrent, c’est la lumière qui les rassemble. Une jolie libraire retrouve un fait marquant de son passé dans un livre qui la conduit à tisser des liens et à s’interroger sur son présent. Ce roman délicat, qui rend hommage aux libraires et qui chante l’univers des livres, est une ode à la lumière, à la tendresse et à l’amour.

De Frank Andriat, je ne connaissais que les titres régulièrement demandés à la bibliothèque comme lecture scolaire par les ados, sans savoir qu’il écrivait également pour les adultes.

Je me suis installée dans la lecture de ce roman comme dans une couverture douce, et je l’ai entièrement lu dans un train, détail qui a son importance au vu de l’intrigue 😉

Comment vous en parler ? Je tourne autour des mots …. C’est un roman qu’on pourrait ranger dans la catégorie fort à la mode des “feel good books”, mais surtout des livres qui parlent de libraires, de libraires, de bibliothèques, dans la veine de ces romans qu’on voit fleurir un peu partout, de “La bibliothèque des coeurs cabossés”, à “Les gens heureux lisent et boivent du café”, pour ne citer que deux exemples.

Sauf que. Sauf que nous avons ici un petit joyau de poésie, de douceur, bien mieux écrit que les best sellers cités plus haut, et qui, en quelques phrases, m’a conquise au point de placer ce petit roman parmi mes livres de chevet.

Frank Andriat nous conte une histoire à tiroirs, où les coïncidences et les liens se multiplient, pour parler d’une histoire d’amour, amour familial, amour romantique, amour des livres.

En 145 pages, que j’ai tenté de faire durer pour mieux les savourer, il nous transporte dans une petite librairie de rêve, et dans un train, aux côtés de personnages hyper attachants, le tout servi par une écriture délicate, aérienne, nimbée de tendresse, de poésie et de douceur, dont on voudrait relire les passages plusieurs fois, pour mieux les déguster.

Moi qui avais envie d’un joli roman, de bons sentiments sans être cuculs, de poésie et d’une belle histoire réconfortante, ce roman est arrivé pile au bon moment.

La lumière joue un rôle à part entière dans ce récit, ainsi que les livres, et l’on se prend à rêver de ce cocon de librairie douillette, baignée de soleil, où l’amour des livres, et l’amour tout court filent droit juqu’au coeur du lecteur, pour mieux le lui ravir, en une poignées de phrases délicates.

Vous l’aurez compris, c’est un énorme coup de coeur, que je vous conseille de lire au plus vite …



“Jolie libraire dans la lumière”, Frank Andriat, Desclée de Brouwer poche, 2015


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