Juin 202018

Petit livre percutant d’à peine 86 pages (j’en aurais lu cent de plus avec plaisir), cette “femme brouillon” nous parle de maternité.

De la grossesse, du sentiment de ne (déjà) plus s’appartenir. Des conseils contradictoires, du Larousse à la voisine. Du regard des autres, de ses angoisses de ne pas être à la hauteur, elle la femme brouillon, celle qui n’est que pagaille.

Viennent ensuite l’accouchement, les visites à la maternité, l’allaitement plus difficile que ce qu’on lui avait dit. Et le retour à la maison, les nuits pourries, le sentiment de ne plus s’appartenir, mais d’être entièrement vouée à ce petit être sans cesse en demande.

Avec franchise et humour, Amandine Dhée nous raconte sa maternité, ses difficultés à y trouver sa place, en tant que féministe, au milieu de cette société qui prône la Mère Parfaite.

Parentalité positive et bienveillante, éducation, temps à trouver pour soi, retour au travail, rôle du père, autant de thèmes qui toucheront toutes les mères, abordés avec un style vif et enlevé, bourré d’humour.

Lu d’une traite dans le train, tantôt riant tout haut, tantôt murmurant “c’est bien vrai, ça”, j’ai adoré ce petit livre percutant, que j’ai depuis envie d’offrir à toutes mes amies mamans, et que j’envisage de relire, stabilo à la main, pour fluoter mille et unes phrases.

“La femme brouillon”, Amandine Dhée, La Contrallée, 2017, 86 p.


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