“La librairie de l’île” est typiquement le livre feel-good qui réconforte, en ce mois de décembre où la fatigue commence à se faire sentir. Je l’ai acheté d’occasion sur un coup de tête, n’en attendant pas grand-chose, et n’étant pas sûre qu’il soit bon. “Encore une énième histoire qui se déroule dans une librairie, bon, tentons le coup”.

Et bingo, bonne pioche, j’ai a-d-o-r-é.

A.J. Fikry est libraire sur la petite île d’Alice, Massachussetts. Veuf, il est un peu au fond du trou, quand il trouve une petite fille de deux ans abandonnée dans sa boutique, Maya, avec une lettre de sa mère : “Je tiens à ce qu’elle grandisse entourée de livres et de gens pour qui la lecture compte”. Allons bon, se dit A.J., je ne vais tout de même pas la garder. Et pourtant …

Ce roman a tout pour plaire aux amoureux des livres : un libraire grincheux, une petite fille qui vient éclairer sa vie, une éditrice qui tombe amoureuse, un flic qui fonde un club de lecture, un livre rare mystérieusement dérobé, et, au début de chaque chapitre, une lettre d’A.J. à Maya présentant un livre qu’il a aimé.

J’ai lu ce livre avec un plaisir grandissant, au fur et à mesure que la galerie de personnages s’étoffait et que l’histoire avançait. J’ai adoré Amelia, Lambiase le flic qui découvre la lecture, et l’ambiance un peu cosy de la vie sur l’île. Ce bouquin m’a fait penser à une sorte de “Gilmore Girls” (coucou Céline !) : des livres, une petite ville, et une belle brochette de personnages. Au fur et à mesure de ma lecture, je me suis surprise à ralentir, pour ne pas la terminer trop vite …

“La librairie de l’île “est une excellente surprise, une petite douceur cosy et réconfortante, une lecture doudou, qui ferait un joli film, et qui m’a enchantée du début à la fin.

Oui, c’est peut-être un peu du déjà-vu, oui c’est plein de bons sentiments.

Mais ça fait du bien !

 

Au bout du compte, nous ne sommes que des recueils de nouvelles. Il a suffisamment lu pour savoir qu’il n’en existe pas de parfait.

Certaines histoires sortent du lot. D’autres sont sans intérêt. Quand on a de la chance, on en découvre une exceptionnelle.

Mais au final, on ne se souvient que des nouvelles remarquables, et encore, pas très longtemps.

 

La librairie de l’île, The storied life of A.J. Fikry, Gabrielle Zevin, Pocket, 282 p., 2015

14 Comments on La librairie de l’île, Gabrielle Zevin

  1. Les bons sentiments ne font pas de mal, et un p’tit “feel good” de temps en temps non plus. Je ne lirais pas que ça, mais de temps à autres, j’aime bien !☺

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