Voici un roman qui me faisait vraiment de l’oeil depuis sa sortie !

L’histoire d’un groupe de mères qui ont accouché le même mois, et dont le bébé de l’une d’entre elles disparaît le premier soir où elle s’autorise une sortie, sans que la baby-sitter ne remarque rien  … La réunion entre filles tourne alors au drame. L’enquête piétine et les autres mères décident de fouiner de leur côté … Tandis que Winnie, la mère célibataire du bébé disparu, passe bientôt de victime à suspecte …

Etiquetté “thriller”, ce n’en est pas vraiment un, à mon sens … je parlerais plus de suspense psychologique. Pour moi, un thriller c’est du sang, du glauque, des tueurs en série, des enquêteurs, … On est beaucoup plus ici dans l’histoire façon “Desperate Housewives” (j’allais écrire “qui tourne mal”, quand je me suis rappelée toutes les péripéties rocambolesques de cette série), ou dans la veine d’un Liane Moriarty (“Le secret du mari” etc).

Le roman se dévore comme une bonne série Netflix, impossible de le lâcher, et je l’ai lu en quelques jours, me réjouissant de cette excellente lecture “détente”. La quatrième de couverture nous vante une critique grinçante des pressions subies par les mères dans notre société et, effectivement, chaque début de chapitre contient un extrait d’une newsletter envoyée aux jeunes mères, pleine de “bons” conseils, qui se révèlent extrêmement culpabilisants … Notamment sur l’allaitement, que toute BONNE mère se doit évidemment de pratiquer, la façon de coucher l’enfant, les exercices à faire pour retrouver son corps et j’en passe … Sans parler du groupe de mères du récit, qui s’épient et se jugent les unes les autres sans arrêt !

– Tu as apporté du vin ? (…). -Pas pour moi, intervient Yuko. J’ai yoga après.

– Pour moi non plus, déclare Francie. J’allaite.

-Oh, arrête ton char ! s’exclame Nell. On allaite toutes.

– A moins que toi non. A moins qu’une fois rentrée chez toi, tu tires le rideau et tu donnes en secret le biberon.

Malgré cela, je m’attendais à mieux, au niveau de la réflexion sur la maternité, du coup, quand l’histoire se concentre quand même pas mal sur la résolution de l’intrigue. Un poil déçue …

J’ai donc adoré ce roman au début, puis je me suis un peu lassée, et emmêlée les pinceaux dans les personnages. Je l’ai terminé un peu trop vite, sans réellement savourer le dénouement comme je l’avais prévu. Une petite déception au final, pour ce roman qui m’a fait passer un très bon moment mais … sans plus. Je ne lui ai rien trouvé d’exceptionnel, et, dans le genre, j’ai préféré “Le secret du mari” de Liane Moriarty, cité plus haut.

“La mère parfaite”, The perfect mother, Aimee Molloy, Les Escales, 2018, 374 p.

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