Mai 082019
L’amour comme par hasard, Eva Rice

Après ma flopée de déceptions, j’avais besoin d’une lecture-doudou … J’ai donc sorti de ma pal “L”amour comme par hasard”, qui malgré son titre à la Danielle Steel, me semblait prometteur. Banco ! Je l’ai dévoré comme un bonbon acidulé, ce fut une lecture rafraîchissante, confortable, pétillante, bref, un petit bonheur.

Dans l’Angleterre des années 50, la jeune Pénélope rencontre Charlotte, une fille fantasque, qui va l’entraîner dans son monde de soirées mondaines, et la sortir de sa coquille. Elles sont toutes deux folles de Johnnie Ray (ça ne vous dit rien ? moi non plus mais c’était THE chanteur pour midinettes), tandis que le frère de Pénélope ne jure que par cet américain qui débarque dans le paysage du rock, Elvis Presley. La mère de Pénélope est une jeune veuve d’à peine 35 ans, belle comme une star de cinéma, et ils vivent dans un manoir à la Manderley, datant du moyen-âge, hanté et froid comme la mort. Charlotte va apporter toute sa joie de vivre et son côté excentrique à cette vie un peu terne, et Pénélope va se lancer dans une sorte de marivaudage façon années 50, entre rock and roll et thés à l’anglaise.

Les garçons ne valent pas tous les soucis qu’ils nous causent, pensai-je.

Il était bien plus sage de se contenter de lire des romans, dans lesquels ont voit le héros arriver à des kilomètres.

Quelle lecture divertissante ! Je ne trouve pas d’autre mot, et n’y voyez rien de péjoratif. Je me suis installée dans cette histoire comme dans un canapé confortable au coin du feu, ravie de retrouver la pétillante Charlotte, la timide Pénélope, la tante rigolote, la mère façon Adjani, et les beaux jeunes hommes de cette histoire. Je me suis régalée du début à la fin, et si ce ne fut certes pas le roman profond de l’année, c’était tout ce qu’il me fallait pour me remettre en selle après ma série de déceptions.

Je vous le conseille entre deux bouquins déprimants, vous ne résisterez pas à ce bonbon so english.

Dommage pour le titre et la couverture, trop chick lit, ce roman mérite bien mieux !

“L’amour comme par hasard” The lost art of keeping secrets, Eva Rice, Le livre de Poche, 2007, 530 pages


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