Les histoires d’amitiés féminines, j’adore ça. Les histoires de mamans qui galèrent et s’interrogent, idem. Les romans qui t’embarquent et te font tout oublier autour de toi, encore plus.

Bingo, “Nos espérances” le nouveau roman d’Anna Hope rassemble tout ça. (“Le chagrin des vivants” et “La salle de bal” font gentiment dodo dans ma pile à lire, je m’en réjouis d’avance). Pourtant, le pitch de départ semble déjà lu et relu : trois amies, Lissa, Cate et Hannah, qui se connaissent depuis l’enfance, vivent ensemble le passage à l’âge adulte, les carrières (qui décollent –ou pas), le mariage (épanoui – ou pas), la maternité (ou pas) … Et, à l’aube de leurs 35 ans, font le bilan. Rien de bien original, me direz-vous.

Et pourtant, Anna Hope réussit un roman qui fait du bien, pas un feel good, attention, mais un bon livre coup de coeur, de ceux dans lequel on s’installe tranquillement, qu’on repose à regret, impatient de retrouver ces trois femmes de qui on se sent proche, à qui ont peut s’identifier.

Il y a Lissa, comédienne dont la carrière stagne, célibataire sans enfant, qui s’interroge sur sa vie qui file : n’est-elle pas en train de tout rater ?

Il y a Hannah, en couple avec Nathan depuis dix ans, qui n’arrive pas à tomber enceinte, et dont le couple souffre de cette obsession qui la ronge.

Et enfin Cate, qui sent s’étioler son amour pour son mari, et qui repense avec nostalgie à une femme qu’elle a aimé autrefois …

Elles ont encore la majeure partie de la vie devant elles. Elles ont fait des erreurs, mais rien de fatal. Elles ne sont plus jeunes, mais ne se sentent pas vieilles. La vie est encore malléable et pleine de potentiel. L’entrée des chemins qu’elles n’ont pas empruntés ne s’est pas encore refermée. Il leur reste du temps pour devenir ce qu’elles seront.

Voilà le propre d’un bon livre : vous emmener loin de vos soucis, loin de ce confinement et de l’atmosphère anxiogène qui nous bouffe le moral ces jours-ci.

Voilà tout ce dont j’avais besoin : du romanesque, de l’amitié, des destins de femmes qui pourraient être nous, nos amies. Un bon roman dans lequel s’installer comme dans un cocon douillet, avec une touche de féminisme, une écriture, des chapitres où s’alternent les trois voix des héroïnes, dans le Londres du début des années 2000.

Coup de coeur !

8 thoughts on “Nos espérances, Anna Hope

  1. J’ai beaucoup aimé Le chagrin des vivants, et encore plus La salle de bal… Je note donc, même si a priori la thématique ne m’attire pas spécialement, mais plus que les histoires, c’est la manière dont on les raconte qui m’intéresse..

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