Le crocodile qui avait peur de l’eau

Pour commencer ce blogounet tout neuf, un très joli album jeunesse …
L’histoire est celle d’un petit crocodile qui se sent bien différent de ses frères : il déteste l’eau ! Il n’ose pas sauter du plongeoir, et puis l’eau c’est froid et ça mouille, berk ! Même avec une bouée, notre petit crocodile ne parvient pas à surmonter sa peur et à s’amuser …
Un jour, son nez se met à le démanger … de plus en plus fort jusqu’à … l’éternuement de feu !
Oh ! Le petit crocodile n’en était peut-être pas un, finalement ….
Une très jolie histoire sur le sentiment de différence, et les avantages qu’on peut en retirer : ici, le petit crocodile se découvre dragon, il accepte sa différence et est libéré de sa peur. Sa queue pousse, ses ailes sortent …. et il peut emmener ses frères sur son dos dans le ciel, cracher du feu et plein de choses !
Petit Loulou (quasi 4 ans) est très fan de cet album, et moi de ses dessins à la fois naïfs et tendres.

“Le crocodile qui avait peur de l’eau”, Gemma Merino, Les albums Casterman, 2014.

Maman dans tes bras

Mini Louloute vous présente aujourd’hui, en exclusivité mondiale, l’album au titre qui parle à TOUS les enfants : “Mamans, dans tes bras” ! Ceci est presque un cri du coeur. En effet, comme chacun sait, on peut appeler Maman pour maintes et maintes raisons, toutes plus importantes les unes que les autres, la première de toutes étant celle-ci :

Charmant. Cet album rigolo égrène donc les situations où l’enfant crie “mamaaaaaaaan” (comment ça, tout le temps ?).
Maman est, bien entendu, toutjours là. Petit Loulou se délecte de cet album et rigole à chaque fois aux mêmes pages (pipi, caca, vomi, miam !).
Illustré par Soldedad, qui avait déjà sévi pour Les Paresseuses, ou quelques autres albums comme “Le livre des bruits” (un classique des bébés ! mâchouillé, déformé, le nôtre est toujours vaillant).
Humour un tantinet décalé donc, pour un chouette album qui montre bien comme la Maman est un repère quotidien dans TOUTES les situations …
Et le Papa, me direz-vous ? Il glandouille ou quoi ?
Hum, presque. Je ne vais spoiler la fin, mais on voit le Papa, oui.

Et on voit à quoi il sert, finalement 😉

“Maman, dans tes bras”, Soledad Bravi, L’école des loisirs

L’ours et l’enquiquineuse

Gros coup de coeur pour cet album, déniché par Superpapa en personne !
L’ours prépare son petit déjeuner tranquillou quand soudain … une petite souris grise, aux yeux malicieux, s’invite. Or l’ours déteste la compagnie et a installé à sa porte un grand panneau “Ne pas déranger”, panneau qu’il s’empresse de montrer à la souris, avant de la mettre dehors.

Mais, sur plusieurs pages, nous voyons l’ours qui trouve toujours la petite souris planquée quelque part : dans le tiroir à pain, dans la théière, même après avoir bloqué toutes les issues et cloué des panneaux aux fenêtres … la petite malicieuse ressurgit sans arrêt et fnit par rendre notre ours complètement marteau.
Au bout d’un moment, l’ours, en pleurs, abandonne la partie et consent à prendre le thé avec la petite souris … dans un silence glacial. Mais la petite souris, qui a plus d’un tour dans son sac, réussit à dérider l’ours, qui se retrouve à faire le poirier, raconter des blagues et apprécier sa compagnie, car personne n’avait jamais rigolé avec lui.
Puis, la petite souris rappelle à l’ours qu’elle lui a promis de ne pas le déranger longtemps …. et s’en va…
Quelle va être la réaction de notre ours mal léché ?
Voici un très bel album sur une improbable amitié, plein de drôlerie et de tendresse. Le texte comporte des répétions (que les enfants adorent), et les dessins sont doux et rappellent le style de “Tu ne dors pas, Petit Ours ?” de Barbara Firth aux illus.
C’est, apparemment, le premier tome d’une série : viennent ensuite “L’anniversaire de l’ours” et “L’invitée surprise”, où les deux comparses sont définitivement amis.
“L’ours et l’enquiquineuse”, Bonny Becker et Kady MacDonald Denton, Les albums Casterman

Colin Coton, pour les mamans poules

Colin est le petit dernier d’une famille, fort nombreuse, de souris. Maman ne s’inquiète guère pour ses frères et soeurs, qu’elle laisse jouer tranquillou. Mais garde au chaud son petit Colin, si fragile. Elle ne veut pas l’envoyer dans ce monde terrible !
MAIS QUELLE BONNE IDEE (merci Grand-mère, qui aurait mieux fait de se taire).
Aussitôt dit, aussitôt fait : Maman enveloppe son Colin dans du coton et le laisse enfin sortir, l’esprit tranquille. Que pourrait-il bien lui arriver, protégé comme cela ?
Et bien, des tas de choses … qui ne seraient pas arrivées si  le pauvre Colin n’avait pas ressemblé, dans son coton, à une bonne meringue (miam, dit le canard), ou à un gros lapin blanc (le dîner favori du renard).

Mais notre Colin, poursuivi de toutes parts, s’en sortira en y laissant juste son enveloppe de coton … et Maman sera bien obligée de le laisser sortir … car oui, on se fait parfois mal, on tombe, on chute, on s’enrhume … Mais c’est la vie …
Ce très joli album, trouvé par hasard d’occasion, est un petit coup de coeur maternel. Petit Loulou ne l’a pas encore reçu (je fais des réserves pour les fêtes), donc pas de test avec lui, mais le thème me parle énormément.
J’ai toujours eu tendance à trop couver mes enfants, surtout Petit Loulou, le premier. Quand il était bébé, je préférais le garder sur mes genoux bien au chaud plutôt que de le laisser vadrouiller (des escaliers ! un cousin turbulent !). Je l’ai un peu mis dans du coton … et maintenant je me plains qu’il soit pot de colle 😉
L’école l’a bien dégourdi, heureusement, et Mini Louloute, en bonne deuxième, fait des tas de choses que son frère n’a jamais pu expérimenter au même âge.
Mais, en tant que maman poule qui se soigne, j’ai adoré ce petit album tendre. La morale est valable à la fois pour les petits peureux ET pour les mamans stressées : les (petits) bobos, c’est la vie !
Colin Coton, Jeanne Willis et Tony Ross, éd. Seuil jeunesse, 2007