Juil 242018

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C’est l’été, je vide ma Pal, et ce roman attendait son heure depuis un bout de temps …

Brooklyn, années 30. Marie a 7 ans, un grand frère studieux, Gabe, un père adoré qui a des soucis avec l’alcool et une mère au foyer. Entre l’école, les jeux dans la rue avec les gamins du quartiers et la vie ordinaires des voisins, tous immigrés irlandais, nous suivons Marie de son enfance à sa vieillesse.

À sept ans, j’étais une enfant timide et j’avais une drôle de frimousse : un visage rond et aplati, deux fentes noires à la place des yeux, d’épaisses lunettes, une frange de cheveux noirs, une bouche droite et sérieuse – une vraie gamine de bande dessinée.

Il m’est difficile de résumer ce roman, où il ne se passe finalement pas de grands événements mais une multitude de petites choses quotidiennes. Alice McDermott dresse un tableau de New-York des années 30, celui des immigrés irlandais et de leurs espoirs, et de la vie ordinaire d’une petite fille, plus tard épouse et mère, au destin banal.

Bien écrit, le roman alterne les chapitres entre le présent de Marie, âgée, avec ses enfants et son mari, et ses souvenirs de jeunesse, ses amitiés, ses premiers émois amoureux.

Rien de transcendant, mais la chronique de la vie ordinaire d’une personne (“Someone“), faite d’une multitude de petites histoires, sublimées par une plume tout en délicatesse. Le catholicisme, l’immigration, la famille, l’enfance, tous ces thèmes traversent le roman et la vie de Marie, si attachante.

Une jolie découverte, pour un livre plaisant à lire, mais qui ne me laissera pourtant pas un souvenir impérissable.

“Someone”, AliceMcDermott, éditions Quai Voltaire, 270 p.

 


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